Thursday, March 3, 2011

Le riche et avare homme/ 貪心的富翁 Conte chinois

Voilà un autre conte, mais cette fois c'est une première, puisque je l'ai traduit... du chinois ! TADAAAAAAMMMMMMMMMMMMMMM! Bon faut dire que c'est pas un conte bien long ni compliqué, mais ça reste quand même un petit challenge pour moi. Bref, le voici...

Le riche et avare homme


Il était une fois un homme très riche, qui, malgré son incommensurable fortune, perdurait dans l’avarice.
Ce bougre de pingre avait un seul et unique enfant, un jeune garçon, qui était bête comme ses pieds. (Et ça encore, c’est un euphémisme)

Un jour, le père et le fils partirent en montagne couper du petit bois. (Si j’avais autant d’argent, je paierais des gens pour le faire à ma place, mais bon…)

La forêt y était dense, et l’herbe s’élevait bien au dessus de leurs têtes.
Quand soudain, un tigre surgit d’un fourré !
Aussitôt qu’il le vit, le jeune garçon couru se cacher derrière le plus proche rocher. Le tigre bondit alors sur son vieux père et chercha à l’immobiliser au sol à l’aide de ses puissantes pattes avant.

Le père, tout en se débattant de toutes ses forces, cria alors :

-« Mon fils ! Viens vite me sauver ! Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite »

Après avoir entendu les hurlements de son père, le jeune garçon quitta sa cachette, hache à la main. Alors que le vieil homme se tortillait entre les griffes de la bête menaçante, son fils, lui, se tenait derrière, prêt à asséner à la bête un terrible coup.
C’est alors que le vieux grigou s’écria :

-« Wooh Woooh attends un peu là, mon fils, pas si vite. Une peau de tigre ne vaut rien si elle est endommagée ! »

Le jeune benêt écouta son père, trouvant sa remarque pleine de bon sens. Il posa alors la hache, et revint avec un bâton de bois bien solide. Alors qu’il s’apprêtait à asséner un formidable coup de bâton à la bête sans défenses… (J’exagère peut-être un peu là)

-« Mais ATTENDS ! Attends… Si on capture ce tigre VIVANT et qu’on le ramène au village, on pourra en retirer un bien meilleur prix ! » Cria le vieux sournois.

Un fois de plus, le jeune garçon écouta son père, trouvant sa remarque pleine de bon sens. Il se débarrassa donc du bâton de bois, et partit chercher de la corde (qu’ils avaient amenée pour attacher le petit bois ramassé).

Malheureusement, à son retour, le tigre avait déjà planté ses dents dans la chair de son « pauvre »père, et trainait son corps inerte tout en haut de la montagne. (ouch)

Morale de l’histoire (y’a toujours une morale dans les contes chinois)

« Un homme obsédé par l’argent ne pense à rien d’autre. Il oublie très souvent les choses importantes, au risque de foutre sa vie en l’air. »

FIN

Version chinoise

貪心的富翁

從前,有一個富翁。這個富翁雖然很有錢,卻仍舊很貪心。富翁唯一的親人是一個傻兒子。
有一天,富翁和他的傻兒子一起到山裏去砍柴。山裏樹林茂密,野草長的比人還高。忽然,一隻老虎從草叢裏跑出來。富翁的兒子一眼瞧見老虎。連忙躲進旁邊一個大石頭後面躲起來。老虎便朝著富翁撲過去,用前腳把富翁壓住。富翁急得大叫:「兒子啊,快來救我!」
兒子聽到父親的叫聲,從石頭後面跑出來,手裏拿著砍柴用的大斧頭。他看見富翁正在老虎的爪子下掙扎,舉來斧頭就要向老虎劈下去。
這時,富翁叫了起來:「慢著,兒子,老虎的皮要完整的才值錢!」
傻兒子一聽這話,覺得有道理,就丟掉斧頭,回頭去撿了一根粗木棒。他舉起木棒要打老虎時,富翁又大叫:「等等!要是把老虎活活捉住,拿到城裏去賣的話,那可就更值錢啦!」
傻兒子聽了,覺得父親說得不錯,又仍了木棒,跑回去把捆柴的繩子拿來。這時,老虎已經把富翁咬死,把他叼在嘴裏往山頂走了。  

(蒙古族寓言)

寓言:

財迷心竅的人往往只一心想著錢財,忘了其他更重要的事,甚至把自己的性命丟了。

Friday, February 25, 2011

Le Lac du Soleil et de la Lune- 日月湖

WARNING- La violence de certaines phrases peut heurter la sensibilité des plus jeunes ou des personnes non averties.

For the original English version, click here.

La légende du Lac du Soleil et de la Lune

Il était une fois, une tribu d’aborigènes appelés « Shao », qui vivait dans les montagnes du centre de Taiwan.
Les Shao cultivaient du maïs, des taros et du riz et, parfois, histoire d’ajouter un peu de beurre aux épinards, pêchaient et chassaient. Alala ce que leur vie était paisible et pleine d’insouciance…
Un beau matin ensoleillé, alors qu’ils travaillaient dur, un énorme « BOOM » se fit entendre, si fort qu’il fit trembler la terre !

“Oh non ! Mon dieu ! Le Soleil a disparu” s’écrièrent-ils paniqués. (Faut les comprendre aussi)

Les pauvres, ils avaient vraiment du mal à en croire leurs yeux. Mais c’était bel et bien réel. Il n’y avait plus aucune trace du soleil dans le ciel… Ne pouvant pas faire grand-chose d’autre, chacun retourna, non sans peine, à son domicile dans l’obscurité la plus totale.

Heureusement, la Lune apparut à la tombée de la nuit. Les Shao avaient alors suffisamment de lumière pour vaquer à leurs occupations (ou pour continuer à glander).

Soudain, « BADABOUM!”, un bruit sourd encore plus terrible que le premier, si puissant qu’il manqua de justesse de détruire le village tout entier !

"Oh non ! Pauvres de nous, la Lune a disparu ! Mais qu’allons-nous faire ?“ s’écrièrent-ils, encore une fois, en panique.

Nul besoin de dire que les Shao étaient tous désespérés, effrayés, d’autant plus qu’aucun ne savait ce qui était à l’origine de ce désastre. Je peux vous dire qu’ils faisaient vraiment pitié à voir…
Depuis lors, le ciel n’avait ni soleil, ni lune. L’obscurité régnait en maître sur les terres.
Les cultures pourrirent, les poissons se planquaient au plus profond des eaux, les fleurs ne s’épanouissaient même plus, les animaux paraissaient sans vie. C’était vraiment triste à voir…
Les gens répétaient sans cesse la même rengaine :

« Mais comment on peut vivre sans la chaleur et la lumière du soleil ? Sans lumière, on ne peut rien faire pousser ! »

Un jeune couple, Da Jian Ge et Shui She Jie, vivait de la culture du maïs.
Evidemment, depuis que le soleil avait disparu, leurs pousses avaient flétri…
Un jour, Shui She Jie dit à son mari :

« Bon, si le soleil ne réapparait pas, y’a des chances qu’on crève tous de faim là… Faut vraiment qu’on trouve un plan. »

Da Jian Ge était bien d’accord avec sa femme (pour une fois) et répondit :
« Bah peut-être que le soleil et la lune sont tombés tout au fond de la vallée. Et si on partait à leur recherche ? »

Le deuxième jour, le jeune couple était en route en direction de la forêt, torche en main. Ils étaient déterminés à retrouver le soleil et la lune. (Jeunes insouciants qu’ils étaient)
Ils traversèrent des montagnes enneigées, de paisibles vallées, escaladèrent les falaises les plus escarpées… Cela les conduisit finalement au sommet d’une montagne.
Du sommet, Shui She Jie aperçut une lumière très brillante…

Elle pointa alors un lac situé à l’opposé de la montagne et dit à Da Jian Ge.

« Regarde ! J’hallucine ou y’a bien une lumière au dessus de ce lac. Je te parie tout ce que tu veux que le soleil et la lune sont dans ce lac ! »

« Bah voilà ! Tu vois que tu peux servir à quelque chose des fois, femme ! (Da Jian Ge était un peu misogyne sur les bords). Ca DOIT être ça ! Wahouuu on les a enfin trouvés ! On est vraiment trop fort.” S’exclama Da Jian Ge.

Ils accoururent en direction du lac et c’est avec effroi qu’ils découvrirent deux gigantesques dragons qui jouaient avec deux boules de lumière…qui n’étaient autres que le soleil et la lune !

« Ah bah je comprends mieux comment le soleil et la lune ont disparu. Ces deux saletés de dragons les ont volés pour jouer avec ! » S’écrièrent les deux villageois.
Da Jian Ge et Shui She Jie étaient vraiment pas joisses. Tout ce qu’ils voulaient c’était récupérer le soleil et la lune. Mais ils avaient bien trop peur des dragons…
Ils s’assirent sur un gros rocher et commencèrent à réfléchir à un plan… mais n’ayant pas inventé l’eau chaude, rien ne leur vint à l’esprit.
Soudain, une fumée blanche s’échappa de dessous le rocher sur lequel ils étaient assis.
Da Jian Ge, qui était en fait super balaise, fit appel à toute sa force (un peu comme Hulk, mais sans le short, le vert, et la coupe de cheveux) et parvint à déplacer le rocher. (En fait il faillit écraser sa femme, mais évidemment c’était involontaire…)
Ils découvrirent un passage sous-terrain. C’est de là que la fumée blanche provenait.

« Il doit y avoir quelqu’un qui vit là d’ssous. Allez femme, passe en premier, je te couvre…»

Ils prirent le passage avec toutes les précautions nécessaires. Plus ils s’enfonçaient dans la terre, plus il faisait humide et plus l’obscurité était dense … Après plusieurs heures, ils aperçurent une faible lumière écarlate.
La fumée se fit alors encore plus épaisse. Le jeune couple réalisa qu’il se trouvait en fait dans une cuisine. La lumière n’était autre qu’un feu. Une vieille femme se tenait là, devant eux, en train de cuisiner…

« Hey la vieille, tu roules ? » dit délicatement Shui She Jie.
La vieille femme était totalement déconcertée. Elle se redressa (fin autant autant qu’elle put), posa sa casserole sur la gazinière.

« Oh, vous venez d’où vous deux ? Ca fait un sacré bout de temps que je n’ai pas vu d’humains ! »

«Il y a bien longtemps, alors que je travaillais dans les champs, ces deux empaffés de dragons m’ont capturé et emmené ici. Depuis lors, ils ne m’ont jamais laissé quitter cette caverne, et par-dessus le marché, ils me forcent à cuisiner pour eux ! Laquet pour dragons, non mais je vous jure… »

Les deux jeunes villageois racontèrent alors à la vieille (laquette ? ah non ça marche pas c’est une rivière) l’histoire de la disparition du soleil et de la lune.
La vieille compatit.

«Bah, ces deux dragons sont aussi bêtes que cruels. Vous ne pourrez jamais vous en débarrasser. »

«Peu importe, on va quand même se débrouiller pour récupérer le soleil et la lune ! » dirent-ils avec détermination.

«Hmm. Je vois. Me semble bien avoir entendu quelqu’un mentionner que les dragons avaient une peur bleue des Ciseaux d’or et de la Hache D’or, cachés tout deux sous la montagne Ali. (note- Une montagne très connue à Taiwan, 阿里山-A Li Shan). Si vous jetez les deux artefacts dans le lac, les deux dragons mourront sur le coup. Vous pourrez ensuite récupérer le soleil et la lune. »

« Super ! On va trouver cette paire de ciseaux et cette hache magiques. Après avoir tué les dragons, on reviendra ici pour toi, vieille femme. » dit Da Jian Ge.
Da Jian Ge et Shui She Jie quittèrent alors la cuisine de la vieille femme et s’en allèrent en direction de la montagne Ali.

Arrivés au pied de la montagne, ils trouvèrent, plantés dans le sol, deux bâtons en bois robuste. Ils creusèrent jours et nuits. Tous d’eux étaient bien décidés à ne pas arrêter de creuser tant qu’ils n’avaient pas trouvé les deux objets.
Après des jours et des jours à creuser sans relâche (pff tu parles, c’est Da Jiang Ge qui faisait tout le boulot), alors que la montagne Ali n’était plus qu’un énorme trou béant, (et en plus ils détruisent leur environnement, c’est malin), deux objets brillants émergèrent du sol…

« Ah bah quand même c’est pas trop tôt ! Je commençais à avoir mal au dos moi » dit Da Jian Ge, essoufflé.

« Ohhh, ça doit être les Ciseaux d’or et la Hache d’or ! » s’écria Shui She Jie.

Ils ramassèrent sans se faire prier les deux artefacts et partirent en direction du lac. (En fait ils trainaient un peu, ils étaient un peu nazes quand même)
Arrivés au lac, les dragons étaient bien entendu toujours là à jouer avec leurs boules de lumière. (Ils ont vraiment que ça à foutre ces dragons)
Shui She Jie jeta alors les Ciseaux d’or, qui filèrent en direction du premier dragon. La pauvre bête se fit découper en milles morceaux, c’était vraiment pas joli à voir. D’autant plus que les ciseaux étaient pas vraiment en or, mais juste dorés, du coup avec le temps ils avaient un peu rouillé, donc coupaient pas super bien.
Et du corps meurtri du dragon coula une rivière de sang. (J’avais envie de la placer celle-là).

Da Jian Ge s’empressa alors de jeter la hache en direction du deuxième dragon.
Ce dernier poussa deux cris d’agonie (c’est dans l’histoire, moi non plus je sais pas pourquoi « deux » cris au lieu d’un), avant d’avoir sa tête tranchée ‘presque’ net. (La hache était rouillée aussi, elle a donc dû s’y prendre à deux fois pour décapiter le dragon)

Le lac était alors teint du sang des deux pauvres bêtes. Quant au soleil et à la lune, ils flottaient au dessus du lac écarlate.
Après avoir mutilé les deux dragons, le jeune couple retourna sauver la vieille femme. Cependant, il leur restait à résoudre un problème relativement majeur.
Comment allaient-ils renvoyer le soleil et la lune dans le ciel ? Ils étaient plus que perplexes…

C’est alors que la vieille dit. « J’ai ouï dire que si l’on dévore les yeux d’un dragon, on devient très grand et très fort. Donc si vous mangez les yeux des dragons, vous devriez être suffisamment forts pour renvoyer le soleil et la lune dans le ciel. »

Da Jian Ge et Shui She Jie étaient bien dégoutés à l’idée d’avaler des yeux de dragons, et encore plus après que la vieille femme leur ait précisé qu’il fallait qu’ils les mâchent biennnn lentement avant de les avaler pour en puiser toute la puissance…
De toute façon ils n’avaient pas bien le choix. Ils plongèrent donc au fond du lac écarlate, retirèrent les yeux des dragons de leurs orbites (cette fois c’était au tour de Shui She Jie, faut pas déconner non plus) et les dévorèrent. (ça fait beaucoup de « èrent »)
Ils prirent bien entendu le temps de bien les mâcher avant de les avaler, comme la vieille folle venait de leur préciser.
Après quoi, les yeux eurent l’effet escompté. Arrivés au bord du lac, ils étaient devenus de véritables géants, capables de rivaliser même avec les montagnes !
Ensemble, ils saisirent le soleil et le jetèrent haut dans le ciel, avec une force incroyable. Le soleil resta en suspension pendant quelques secondes avant de… retomber… (C’est balaud)

Il se passa de même avec la lune.
La vieille folle leur cria alors « Hey, les djeun’s, y’a deux palmiers à côté du lac. Utilisez-les pour élever et maintenir le soleil et la lune bien hauts dans le ciel. »
Les deux géants arrachèrent chacun un palmier et posèrent le soleil au sommet de l’un d’eux.
Peu à peu, à l’aide du palmier, ils élevèrent le soleil encore plus haut dans le ciel. Après une journée de dur labeur, le soleil était de retour à son emplacement originel et fonctionnait aussi bien qu’avant.
Ils firent de même avec la lune.
Lorsque le monde retrouva sa lumière d’antant, les plantes recommencèrent à s’épanouir et les gens souriaient à nouveau à la vie.
Après que le soleil ait terminé son cycle, la lune prenait le relais. Tout était bel et bien comme avant.
Quant à Da Jian Ge et Shui She Jie, craignant que les dragons ne reviennent, ils restèrent et devinrent les gardiens du lac.
Après de nombreuses années à garder le lac, les deux géants finirent par se figer sur place, pour enfin prendre la forme de deux colossales montagnes.
On appelle ces deux montagnes Da Jian Shan et Shui She Shan. Le lac, lui, est appelé le Lac du Soleil et de la Lune. (日月湖)

Pour remercier le jeune couple, les habitants de la région de Cao Zu leur ont dédiés une danse, la Danse du Bâton de Lumière (Ball-Holding Dance- pas simple à traduire), où il s’agit de jeter une balle dans les airs et tenter de la maintenir en suspension à l’aide d’une baguette en bambou. Cette dance symbolise la bravoure et la persévérance de Da Jian Ge et Shui She Jie.

Fin.

Thursday, February 24, 2011

La légende de Ban Pin Shan- 半屏山傳說

Trouvant ma prestation très bof, j'ai décidé de refaire une version plus "moderne" de la légende. Cette dernière me satisfait déjà bien plus... La voici !

Oh et pis voilà la version originale- Click here for the original English version.

Ban Pin Shan

Quand on prend le train et qu’on arrive à Kaohsiung, au sud de Taiwan, on peut apercevoir une montagne appelée Ban Pin Shan » (半屏山).
Cette montagne porte vraiment bien son nom puisqu’il lui manque une moitié, (半= moitié) comme si un géant l’avait tranchée en deux avec un sabre (géant aussi du coup).
Curieux de savoir ce qui se cache derrière cette moitié manquante ?
Bah voici la légende qui explique TOUT.

Il était une fois, à l’époque où Ban Pin Shan était encore en un morceau, un petit village tout ce qu’il y avait de plus ordinaire.
Un jour, un vieux croûton vendeur de dumplings arriva au village. Cheveux blancs, barbe blanche (plutôt logique pour un vieux de son âge, les gens ne se teignaient pas les cheveux à l’époque, enfin en tout cas pas dans cette histoire).
Pour ce qui est de ses vêtements, c’était pas bien joli à voir non plus, ils étaient tellement usés qu’il ressemblait plus à un sac à patate qu’à autre chose.
Par contre, il portait un énoooooorme panier de dumplings tout frais tout chaud qui sentaient vraiment bons.
Le truc c’est que tous les villageois le prenaient pour un fou, parce qu’il passait son temps à crier :

« Chauds mes dumplings, chauds ! Un pour dix cents, deux pour vingt cents, et 3 pour que dalle ! »

Pour ceux qui n’ont pas encore compris (ça peut arriver), en gros, si tu lui achètes 1 ou 2 dumplings, ben tu paies, mais si tu en veux trois, ben il te les fait gratos. (Au-delà de 3 par contre c’est un peu bête mais je sais pas ce qui se passe vu que c’est pas dans l’histoire…)
Bref. Le vieux croûton vendeur de dumpling continuait de crier à s’en faire perdre la voix.
Du coup, les villageois commençaient sérieusement à se poser des questions.

« Mais que se passe-t-il ? » s’écrièrent-ils en chœur.

« Chauds mes dumplings, chauds ! Haricot rouge et sésame. Un pour dix cents, deux pour vingt cents, et 3 pour que dalle ! »

Du coup, encore plus de villageois se pressèrent autour du vieux, bien curieux de voir si ce qu’il disait était vrai.
« Mais c’est pas possible…Trois dumplings pour… que dalle ? Ce vieux fou doit essayer de nous rouler, ou encore pire il doit nous cacher quelque chose ! »

« Ouais ben moi je m’en tape ! Je vais les bouffer moi ses trois dumplings, et on verra bien s’ils sont gratuits ou pas. » dit Wang Er Woo Man. (le seul vrai personnage qui a un nom dans l’histoire)

« Hmmm. Pinaise ils déchirent ces dumplings ! » s’exclama Wang tout en dévorant les dumplings, chacun aussi gros qu’un oeuf de poule. (ça fait beaucoup)

Après avoir fini son deuxième dumpling, Wang Er Woo Man était tellement plein qu’il pouvait plus rien avaler, et demanda alors au vieux croûton :

«Bon, donc pour récapituler, si je mange les trois dumplings, je paie rien hein ? »

«Eh… je crie la même chose depuis plus d’une heure, je vois que tu commences à comprendre… OUI. Je ne mens jamais (sauf à ma femme). Si tu manges le troisième, tu ne me dois rien. » dit le vieux croûton, un peu agacé.

Wang Er Woo Man engouffra alors le dernier dumpling sans même prendre la peine de le mâcher (ça sert à rien quand t’as faim) afin de ne rien avoir à payer. Le vieux croûton tint évidemment sa parole et ne lui fit rien payer.

Après coup, les autres villageois se ruèrent sur le petit vieux pour lui commander des dumplings. Et bien entendu, aucun d’eux n’en demanda qu’un ou deux… (sinon l’histoire aurait pas vraiment d’intérêt).
Le problème étant qu'il n'y en avait pas pour tout le monde. Et ce n'était pas tous les jours que l'on pouvait manger à l'oeil dans cette région paumée.
S'en suivit donc une bataille des plus violente, chaque villageois étant bien décidé à avoir sa part du "gâteau"...

Après une bonne cinquantaine de morts et une bonne centaine de blessés (bah on est en Asie, tous les villageois maitrisent le Kung Fu !) les villageois restants avait mangé la totalité des dumplings du vieux vendeur.

« Bande de porcs, on peut dire que vous avez de l’appétit. » dit le vieil homme avec un sourire malicieux.

Ceux qui n’avaient pas pu goûter à ses délicieux dumplings étaient soit morts, soit trop blessés pour pouvoir l’empêcher de s’en aller.

Un des villageois qui était suffisamment en état pour pouvoir parler s’écria alors…

« Hey les gars regardez ! Il manque un bout à la montagne derrière notre village ! »

« Pff n’importe quoi. Oh le gros naze. C’est plutôt à toi qu’il manque un bout ouais. Allez rentre chez toi ou on t’achève. »

« Ouais d’abord ! » confirmèrent les autres villageois.

« J’en reviens pas de voir un vieux aussi fou. » dit l’un.

« Ouais clair, pis ses dumplings sont vraiment supa bons. Je me demande bien de quoi ils sont faits, pis d’où il vient ce vieux croûton. Si seulement il pouvait venir tous les jours, ça serait juste ENORME !» dit un autre.

Les villageois étaient tous bien d’accord sur ce point.

Le lendemain, le vieux croûton réapparut au village.
« Chauds mes dumplings, chauds ! Cacahuètes (faut bien varier un peu) et sésame. Un pour dix cents, deux pour vingt cents, et 3 pour que dalle ! »

Une fois de plus, les villageois ne se firent pas attendre et tout comme la veille, bataille fit rage… et encore des morts.

Tous les dumplings du vieux furent rapidement engloutis. Les villageois ne prenaient plus la peine de les mâcher, comme Wang Er Woo Man.

Le troisième jour, rebelote. Re-morts, re-blessés, le village avait perdu un bon 50% de sa population avec ces conneries de dumplings.

« Hey Monsieur, tu peux me donner juste un dumpling s’il te plait ? » dit un jeune villageois (c’était un peu le benêt du village).

Les villageois, stupéfaits, le regardèrent alors avec mépris.

« Euh… mon petit, j’imagine que t’as pas dû faire Science-Po mais bon, est-ce que t’as bien entendu ce que je dis depuis maintenant 3 jours à chaque fois que je viens dans ton village tout pourri ? Tiens voilà je vais t’aider un peu, je te la refais atta. Un dumpling pour dix cents, deux dumplings pour vingt cents, et trois pour que dalle . Et maintenant tu vas me dire pourquoi tu voudrais juste un dumpling alors que tu pourrais en avoir TROIS pour QUE DALLE… »

« Bah je sais ouais m’sieur, j’ai compris. Mais je te vois tous les jours là avec tes cheveux sales, tes vêtements tout pourris et ton gros panier en osier tout pourri aussi, tu me fais pitié m’sieur. J’aimerais bien t’aider un peu du coup, mais j’ai tout juste assez d’argent pour en acheter qu’un seul de tes dumplings trucs là. »

Inutile de dire que les villageois avaient l’air bien cons là. Ils avaient été bien radins envers le vieux croûton, et se sentaient bien honteux.

-«Ha, Ha! Je t’ai enfin trouvé. Ebe il était temps. Tu es la personne idéale pour devenir mon larb…disciple. Et ouais, parce qu’en fait, je suis pas juste un vieux croûton qui pue et qui vend des dumplings, mais je suis… le Dieu de la montagne derrière ton village !! HA-HA-HA ! »

Et oui, le Dieu de la montagne s’était déguisé en vieux croûton qui pue pour tester le cœur des villageois (et en tuer indirectement une petite centaine),et trouver un larb… disciple à la hauteur de ses espérances, un jeune homme généreux et digne de confiance. Ses dumplings n’étaient pas de réels dumplings, mais faits à base de boue, prélevée à même la montagne. (quelle enflure quand même ce Dieu)

Après avoir écouté attentivement les explications du Dieu de la montagne, les villageois accoururent pour voir ce qu’il était advenu des dumplings restants. Ben merde, il restait que de la boue dans le panier du vieux…
Le Dieu de la montagne emmena alors avec lui le jeune homme et lui enseigna la Magie (un peu comme Harry Potter quoi).

Pour ce qui est des villageois survivants des trois derniers jours, je peux vous dire qu’ils étaient bien blasés d’avoir mangé toute cette boue et auraient aimé pouvoir vomir tout ce qu’ils venaient d’ingurgiter. Ils se sentaient bien honteux, et regrettaient tout ce qu’ils avaient pu dire au sujet du vieux croûton, mais bizarrement, pas au sujet du jeune benêt. Non ça il l’avait mauvaise.

Et c’est depuis cet incident que l’on appelle cette montagne… Ban Pin Shan !

Friday, December 17, 2010

Action Script- Getting started- part 2

這是昨天Action Script 課的內容。 我今天想練習,就自己再做一次。
那個作業的目標是整合的按鈕到場景,結果:
-螃蟹向左/右移動;
-螃蟹成長/縮小;
-加/消除Alpha

我順便說說跟Alpha的功能遇到了藝些問題,不過有效。

Here is a small exercise that we've done in class and that I've tried to reproduce at home.

The objective of the course was to integrate the buttons on the scene to:
- move the crab to the left/ right/up/down
- to increase/ decrease its size (with a max/min)
- to add /remove alpha on the crab

I kinda screw up the alpha part, as I didn't succeed to actually add a limit to the (-alpha), but you can still decrease/ increase it.
Anyway, the rest is working...fine.

Voici un petit exercice qu'on a fait en cours d'action script hier. J'ai fait mon possible pour le reproduire.

L'objectif du cours était d'intégrer les boutons sur la scène. Les fonctions suivantes ont donc été codées:
Au clic:
-le crabe se déplace à gauche et à droite/ en haut et en bas
-augmentation/ réduction de sa taille;
-ajouter/ réduire Alpha;

J'ai eu quelques problèmes en essayant d'ajouter une limite pour l'alpha, du coup cette fonctionnalité n'apparait pas. Mais bon, l'essentiel est que le reste fonctionne.





Tuesday, December 14, 2010

Action Script- Let's start with the basics...

我上個禮拜開始ActionScript的課。我們在巨匠學很簡單AS3的功能。只有15個小時,就課的內容不多。我自從要自己學,自己練習。下面是第一個“挑戰”。因為有很多很多功能我還沒有學的,我在網路找資訊(tutorial /forums)。真很辛苦。。。但是很有興趣!

I finally started my first AS3 courses last week. So far we've been through few basics functionalities (how to make a play button work, to code a drag and drop function, etc. Within the few hours of class we probably won't be able to go very far, but it's actually good to dive into something you don't know at all, learn some stuffs and then find out the rest by yourself. Especially with a soft such as AS3, with all the tools (script assistant/code snippets, etc.) designed to help programming newbies such as me.
As from now, I'll learn by myself and try to complete a small challenge (or few, who knows), every week and post the result right here.

The following .swf is the result of my first challenge (thanks Arnaud), which was the following:
- making the first square (purple) move, only by code;
-click at any moment on the square, make it disappear, and another square (red) appears moving to the right...

It looks like nothing and it's only few lines of codes but it's a lot for someone who knew absolutely nothing about programming. And I still don't...




Wednesday, November 10, 2010

I am shocked...
















Ok this has nothing to do with Game Design but I just had to share this.
As I was looking around in Chaozhou, I just tumbled on a... Cafe, and check this out... the cafe and I share the same name, 達米安, or Damian, the English version of Damien in French. Well actually I used to be called like this when I was in Taiwan three years ago but I changed it officially for 佘米恩but it doesn't really matter. This is... surprising and quite odd.
As you'll find on the sign, the Eiffel Tower along with the Big wheel...and some French "Le café de Damian"... which basically means that there is another French Damien in town...A small freaking town in the south of Taiwan (50 000 inhabitants). Wow life is really full of coincidences.
And yep it also means that I have the exclusivity no more... What a shame...

我剛剛出去玩,發現有一個很特別的咖啡店。。。為什麼很特別,那個咖啡的名字是達迷安咖啡。。。怎麼會!!
3年前我中文的名字也是達米安,我就覺得很奇怪。潮州不是很大的市,不過有兩個Damian,他們都是法國人。。。



Tuesday, November 2, 2010

T'es où Théo? Where are you Théo? 小米, 你在哪裡!













T'es où Théo, le jeu, c'est la version online interactive de la série télé québecoise du même nom, uniquement disponible en français (pour le moment en tout cas)
T'es ou Théo the game is the interactive version of the Canadian TV series of the same name. The web site is only available in French (at least for now)

J'ai designé une dizaine de mini-jeux au gameplay et thèmes variés, lorsque j'étais chez ODD1 à Montréal. Pour le moment, il n'y a que 2 mini-jeux online, le prochain release est dû pour mi-novembre.
I have designed 10 mini-games when I was still working at Odd1, in Montreal. For now, only 2 mini games have been released, more will come very soon.

Bon, ne vous attendez pas à un jeu pour hardcore gamer, on est sur du 3-5 ans là.
It's not a game made for Hardcore gamer, our target audience is 3 to 5 years old (preschoolers).

Chaque jeu a été designé pour convenir à son public, du coup, simplicité/ usability, rejouabilité et fun sont les maître-mots.
Each game has been designed, thoroughly thought to match the likes/dislikes and skills of its audience- the mini games are easy to play, fun and most of all, replayable.
Mon préféré des deux mini-jeux est le cochon glouton... un jeu de course / parcours 2D side scrolling dans lequel le joueur contrôle un porcinet rose qui sue quand il court et qui doit collecter la nourriture sur son chemin avant de passer la ligne d'arrivée. Simple, et pas mal efficace. L'essentiel est que les enfants s'éclatent dessus (pas littéralement...).
My favourite so far is "le cochon glouton" that we could translate by "The gluttonous pig" (doesn't sound good though...) It's a 2d race side scrolling game in which the player controls a piglet. Small piglet has to collect as much food as possible while dodging the various obstacles on his way.